La maison de l’escargot …

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Il était une fois …

Un pauvre escargot qui souffrait beaucoup à chaque fois qu’il partait en randonnée, car il avait du mal à suivre le rythme de ses compagnons.

La coccinelle était aussi rapide qu’une souris, le mille pattes, avec ses mille pattes, ignorait la fatigue, le scarabée prenait même le temps de faire des escapades vers les fleurs.

Le pauvre petit escargot, lui, peinait, soufflait, transpirait, tout seul et loin derrière, abandonné par les autres qui n’avaient plus la patience de l’attendre.

Quand le petit escargot parvenait enfin à rejoindre le groups, les autres petites bêtes s’étaient déjà bien reposées, avaient bien mangé et après avoir bien joué, avaient préparé le campement et dormaient depuis longtemps. Et, comme il n’y avait plus de place, le petit escargot devait coucher à la belle étoile.

Mais, chaque matin, obstiné, il reprenait la route, espérant toujours rattraper ses amis. Pour ne pas s’ennuyer pendant le parcours, il sifflotait, regardait à droite et à gauche, saluait les petites bêtes qu’il rencontrait.

Un jour qu’il avançait, le nez en l’air pour admirer le vol d’un beau papillon, le petit escargot buta sur une surface cure qui lui fit perdre l’équilibre.

“ ça alors, mais qu’est ce que c’est” se demanda t il ? Car il n’avait jamais vu une chose pareille, ( ce qui est normal puisqu’il s’agissait d’un coquillage perdu par un enfant qui l’avait ramené du bord de mer).

D’un naturel curieux, et comme la chose ne bougeait pas, le petit escargot alla voir de plus près et inspecta l’intérieur attentivement. En y pénétrant, il s’aperçut qu’elle était parfaitement à sa taille et de plus très légère à porter.

“ c’est super !” jubila alors le petit escargot, “ je vais m’en faire une maison !”

Et il se mit en route, le coquillage sur le dos. Quand il arriva au campement, tout le monde dormait déjà mais le lendemain matin, en sortant de son coquillage, le petit escargot remporta un très grand succès et toutes les petites bêtes ressentaient une pointe d’envie.

Ainsi, le petit escargot n’avait plus besoin de se construire une maison chaque nuit, il ne craignait plus ni le grand soleil, ni la pluie, et pouvait faire une sieste quand il le voulait.

Les petites bêtes de la forêt cherchèrent alors toutes une maison à se mettre sur le dos, mais en fin de compte, il n’y en eut que pour l’escargot …

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Aujourd’hui il pleut sans discontinuer, et j’avais aussi envie de me remettre à raconter des contes, je me suis donc de nouveau plongée dans ma boite à malices pour rechercher un conte sur la pluie.

L’histoire du petit escargot était bien d’actualité, en l’écrivant j’ai d’abord pensé à moi qui suis aussi lente qu’un escargot, j’ai pensé à MiJo qui elle doit être une coccinelle, vous vous retrouverez bien dans une de ces petites bêtes (rire)

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Mandrine

Published in: on 18 mars 2017 at 11 h 13 min  Comments (11)  

LA LEGENDE …

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 Mesdames et messieurs, petits enfants et grands parents, sorcières et fantômes, je vais vous raconter la légende d’Halloween.

Surtout, tremblez de plaisir.

Voici l’histoire :

Il y a longtemps, une vieille sorcière qui s’appelait Halloween, vivait dans une vieille chaumière pas loin du petit village de Chaumier.

Tous les ans, elle terrorisait ce village à bord de son balai volant, afin d’y semer la terreur, la peur, le désespoir.

Puis un soir du 31 Octobre, les villageois se révoltèrent contre Halloween, afin qu’elle cesse de terroriser le village tous les ans.

Certains disaient :

– C’est toujours la même rengaine. On en a assez !!!!

D’autres disaient :

– On ne peut jamais dormir le soir. Va terroriser d’autres villages !!!

En voyant cette révolte, Halloween comprit qu’il lui fallait s’en aller le plus loin possible.

En un éclair, elle prit son balai volant, et s’en alla très loin, si loin qu’on ne sut jamais ou elle était allée…

Et c’est ainsi qu’on appela la fête du 31 Octobre Halloween, en hommage à cette révolte.

Mesdames et messieurs, petits enfants et grands parents, sorcières et fantômes,

Cette histoire est terminée …

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cette histoire m’a plu et elle est d’actualité, j’ai voulu vous la faire partager.

avec toute ma tendresse et mon amitié

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Published in: on 30 octobre 2016 at 12 h 26 min  Comments (13)  

AU BORD DE L’ETANG

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 Dans la fourmilière d’un vaste monastère, il y avait un vieux moine discret, humble, un sans grade, un obscur, un rien farfelu. Ses confrères le tenaient pour un ignare, doublé d’un illuminé dans le sens commun, et non bouddhiste, de simple d’esprit.

Il faut dire que malgré toutes les années passées à l’ombre des murs du monastère, il ne brillait pas par son érudition. Le vétéran boudait en effet la lecture des textes sacrés et, à la belle saison, passait le plus clair de son temps au bord d’un étang constellé de lotus, bercé par le murmure du vent, la psalmodie des insectes et le chant des oiseaux, il y méditait distraitement assis sur un rocher, sous le monumental parasol d’un vieil arbre.

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Par un bel après midi inondé de soleil, un groupe de jeunes moines partit faire le tour de l’étang. C’est alors qu’ils purent observer avec stupéfaction la manière fort décousue que l’ancien avait de méditer. Il ne se passait pas cinq minutes sans qu’il se penche pour troubler le miroir liquide avec une brindille. Il allait même parfois jusqu’à se lever pour faire quelques pas, une branche à la main, avec laquelle il tirait une feuille d’arbre hors de l’eau.

Son curieux manège fit rire ses cadets qui entreprirent de lui donner une leçon sur la méditation :

– Ne serait-il pas préférable de vous recueillir les yeux fermés afin de ne pas être distrait par le spectacle du monde ?

– Comment espérer atteindre une haute réalisation spirituelle si vous bougez sans cesse ? Vous ne pouvez stabiliser votre esprit, ni laisser le “prana” * circuler harmonieusement dans les canaux subtils.

– C’est vrai, prenez exemple sur le Bouddha qui a obtenu de l’Eveil Suprême en demeurant immobile sous l’arbre de l’illumination.

Le vieux moine s’inclina pour les remercier de leurs conseils et, tout en leur montrant un insecte qu’il venait de repêcher avec une brindille, il leur dit, un sourire désarmant aux lèvres :

– Vous avez sans doute raison, mes jeunes frères. Mais comment pourrai-je méditer sereinement s’il y a autour de moi des êtres vivants en train de se noyer ?

La bande des cadets resta interloquée. Il y eut un long silence puis l’un d’eux, rompu aux joutes métaphysiques et voulant à tout pris sauver la face, répliqua :

– Vous devriez vous retirer dans une grotte pour vous consacrer à votre propre salut. Ne vous souciez pas trop du destin des autres. Laissez faire l’ordre naturel du monde. Chacun récolte le résultat de ses actes antérieurs. Tout est loi du Karma.

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Et, sur ces paroles sentencieuse, les donneurs de leçons se drapèrent dans leurs toges monastiques et s’éloignèrent. Ils gagnèrent une passerelle qui enjambait l’étang. C’est alors qu’au beau milieu de la traversée, l’un deux glissa sur une planche moussue et tomba à l’eau. Le malheureux, qui n’était autre que le discoureur karmique, pataugeait parmi les nénuphars, visiblement en train de se noyer. L’étang était profond à cet endroit. Ce fut l’affolement général, aucun moine ne savait nager.

Le vieil original, son infatigable sourire aux lèvres, se leva d’un bond, prit une branche et, comme elle n’était pas assez longue, il se mit à marcher sur l’eau. Sous le regard médusé des jeunes moines, il crocheta le candidat à la noyade et le tira jusqu’à la berge sans même mouiller les pans de sa robe rapiécée.

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L’histoire miraculeuse fit le tour du monastère. On tenait désormais le vieux pour un saint, un “ boddhisattva”* caché, un Bouddha vivant. Il en prit ombrage car il ne supportait pas d’être un objet de dévotion. Il gagna une autre province où il se cacha dans la fourmilière d’un vaste monastère.

Conte Tibétain

*Prana : le prana est une source de vie, ce souffle vital qui nous traverse et nous anime.

*Boddhisattva: le boddhisattva est un Bouddha en devenir.

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Voilà un petit conte que j’ai trouvé joli pour embellir votre journée

avec toute ma tendresse et mon amitié

je vous souhaite un bon

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 Mandrine

Published in: on 3 janvier 2016 at 11 h 49 min  Comments (10)  

LE PERE NOËL EST TIMIDE

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 Pourquoi ne voit-on jamais le Père Noël ? se demandent les enfants.

On ne le voit jamais à la télévision, on ne l’entend jamais à la radio, et dans les rues, il n’y a que des faux Pères Noël ! se plaignent-ils.

Oui, pourquoi ??

Parce que le Père Noël est un grand timide. Il essaie par tous les moyens d’éviter les regards, il porte de grandes bottes pour se cacher, il porte un bel habit rouge car lorsqu’il rougit, c’est plus joli.

Et surtout, il attend que la nuit soit bien noire pour aller porter les cadeaux.

Quelques jours avant le soir de Noël, le Père Noël commence à avoir peur. Il se ronge les ongles, il n’a plus faim, il a mal au ventre et il finit par s’enfermer tout seul dans sa chambre.

Les lutins essaient de le réconforter. Le lutin conteur lui raconte de belles histoires, le lutin cuisinier lui prépare un bon bol de chocolat chaud avec de bonnes tartines de pain frais. Puis tout doucement, la nuit descend. Les lutins l’encouragent de plus belle :

– Père Noël, il fait nuit noire, tu peux sortir, personne ne te verra.

– Père Noël, il est bien tard, tout le monde est au lit, personne ne te verra.

Alors le Père Noël rassemble tout son courage.

Il monte dans son traineau en tremblant juste un petit peu et, en parlant dans sa barbe, il dit doucement à ses rennes :

– En avant !!

Et c’est pour ça que les parents disent à leurs enfants :

– Si vous essayez de voir le Père Noël, il ne viendra plus.

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Il eut été dommage que je ne vous conte pas l’histoire du Père Noël,

cette année a été une catastrophe pour mon blog, je l’ai délaissé.

Il faut que je vous donne quelques nouvelles, je vous ai parlé tantôt de ma tante (95 ans), ben le médecin est passé hier, son bras et sa main gonflés sont dus à des ganglions qu’elle a sous la bras, avec des nombreux nodules sur le sein gauche.

D’un commun accord, le médecin, l’infirmière et moi même avons décidé de ne pas l’affoler et de ne rien entreprendre, sauf des actes médicaux pour pouvoir la soulager. Jeudi le kiné va passer pour lui faire un drainage lymphatique, et bon pour le moment elle ne souffre pas, après on verra.

Voilà pourquoi entre ma mère et ma tante j’ai peu de temps pour la blogosphère, mais j’essaie toujours de passer vous voir.

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Bonne soirée

Bisous

Mandrine

Published in: on 22 décembre 2015 at 21 h 30 min  Comments (9)  

LE NOËL DE CHIEN PERDU

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 Il faisait froid ce soir là. Dans les maisons, les enfants étaient contents, cette nuit, le Père Noël allait leur apporter des jouets.

C’est dommage, il n’y a pas de Père Noël pour s’occuper des animaux, et cette nuit, comme les autres nuits, Chien Perdu allait avoir très froid.

Il marchait le long de la route, sans savoir où aller …

Soudain, il aperçut une maison. Chien Perdu s’approcha et, sans faire de bruit, se glissa dans le garage.

A peine était-il rentré que quelqu’un vint fermer la porte, sans voir le chien caché derrière la voiture.

Chien Perdu était content car il n’avait plus froid.

Il se coucha pour dormir, mais, au bout d’un moment, de délicieuses odeurs vinrent lui chatouiller les narines. Il ne put s’empêcher de venir renifler sous la porte qui conduisait à la cuisine, là, tout près de lui, derrière la porte, on parlait, on riait, on mangeait.

Chien Perdu aurait bien voulu faire partie de la fête, mais il savait qu’on ne voudrait pas de lui.

Tristement, il revint se coucher derrière la voiture et essaya d’oublier qu’il avait très faim.

Au bout d’un très long moment, Chien Perdu se rendit compte qu’il n’entendait plus de bruit. Il vint écouter près de la porte, non vraiment, il n’y avait plus personne.

Alors, il se dressa sur ses pattes de derrière, appuya les pattes de devant sur la poignée de la porte, et entra dans la cuisine.

Les habitants de la maison devaient être bien fatigués, ils étaient partis se coucher sans rien ranger. Sur la table, ils avaient laissé des assiettes avec des restes de dinde, des restes de buche.

Chien Perdu n’hésita pas, il posa les deux pattes sur la table et , à grands coups de langue, il nettoya les assiettes !

Mais tout à coup, crac ! Il fait tomber une assiette qui se casse en mille morceau avec un bruit terrible …

Pourvu qu’il n’ait réveillé personne !!

Il écoute, il écoute … et il entend des pas. Son cœur se met à battre très fort, quelqu’un arrive, quelqu’un va le battre parce qu’il est entré sans permission et va le chasser dans la nuit froide.

La lumière s’allume, un petit garçon regarde Chien Perdu et Chien Perdu regarde le petit garçon.

– J’ai entendu du bruit dit le petit garçon, j’ai cru que c’était le Père Noël, et c’était toi ! Comment  es-tu entré ? Tu es venu avec le Père Noël ??

Le petit garçon va dans le salon et Chien Perdu se dépêche de le suivre. Là, au pied du sapin, il y a plein de cadeaux.

– Je ne sais pas si tu es venu avec le Père Noël ou si tu es venu tout seul, lui dit le petit garçon en le caressant, mais je voudrais bien te garder. J’ai une idée, couche toi là, au milieu de cadeaux, et sois sage !

Le lendemain, le petit garçon se réveilla de bonne heure et vint frapper à la porte de ses parents. Ils auraient bien voulu dormir encore, mais il les embêta tellement qu’ils se levèrent. Ils descendirent tous ensemble au salon et virent Chien Perdu couché sous le sapin, au milieu des cadeaux.

– D’où sort ce chien ? s’écria le papa

– J’espère qu’il n’a pas de puces ! s’exclama la maman

– Oh ! qu’il est beau ! s’écria le petit garçon. C’est un cadeau du Père Noël !

Les parents voulurent chasser Chien Perdu, mais il les regarda d’un air si doux, si gentil qu’ils n’osèrent pas.

Et puis, c’était un cadeau de Noël, et il ne faut jamais contrarier le Père Noël.

C’est ainsi qu’une nuit de Noël, Chien Perdu retrouva une famille.

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En principe, pleine de bonne volonté, je devais me mettre à repasser, puis je me suis dit, c’est la période de Noël, les autres années j’envahissais mon blog de contes, alors j’ai fouillé dans mon carnet à malices et j’ai retrouvé celui-ci que j’ai trouvé touchant.

Chez moi, la vie continue à vitesse grand V, cet A.M, ce sera que du bonheur je garde Sélène 2ans et demi, la maison hume bon la brioche que mon mari est entrain de faire.

Je suis allée voir l’ophtalmo la semaine dernière, j’attends un rendez vous car il a décelé un début de glaucome à l’œil gauche, pas étonnant vu ma myopie.

Sinon à part nos bobologies courantes et dérangeantes, tout va bien.

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Avec toute ma tendresse et mon amitié

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Mandrine

Published in: on 15 décembre 2015 at 11 h 31 min  Comments (11)  

La légende du Chrysanthème

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 Il était une fois au Japon, un jardinier amoureux.

Sa belle était coquette, elle avait de nombreux soupirants, et il redoutait de la perdre.

Souvent dans son jardin, tout en soignant ses fleurs, il interrogeait le ciel :

– Combien de temps ma bien aimée me sera-t-elle fidèle ? Pourrais je la garder toujours ?

Bien sûr, le ciel ne lui répondait pas et quand il voyait sa fiancée si belle, souriant à tous ceux qui la courtisaient, son pauvre cœur était malade.

Comment lui, modeste homme de la terre, pouvait-il espérer garder pour lui tout seul cette fleur ravissante dont la vue  charmait les princes ?

La jeune fille, entourée de ses admirateurs, ne semblait pourtant ne voir que lui.

Pour lui, ses yeux étaient plus doux, son sourire plus tendre.

Pour lui, elle chantait ses plus belles chansons.

– Oui, mais pour combien de temps ? se demandait le jardinier.

Elle si belle, je suis pauvre et modeste. Un jour, c’est certain, un de ces princes me la prendra.

Pour l’instant la belle lui gardait sa préférence.

– Combien de temps ? Combien de temps ? demandait-il aux fleurs. Combien de temps ? demandait-il aux arbres.

Combien de temps ? rosée du matin.

Combien de temps ? ombre du soir.

Ni l’herbe, ni les fleurs, ni les arbres, ni les escargots, ni les coccinelles, ni les vers de terre, ni les légumes, ni les hérissons, jamais aucun des hôtes de son jardin ne lui répondait.

Un jour, qu’avec angoisse, il interrogeait les marguerites, une larme tomba sur une des fleurs, et …

… un génie sortit d’une corole, tout habillé de jaune, avec un large col blanc.

– Pourquoi ces larmes ? Gentil jardinier, qui d’entre nous t’a fait du chagrin ?

– Personne, jamais personne dans ce jardin ne m’a fait de peine, c’est vous au contraire qui me consolez.

– Pourquoi, gentil jardinier, as tu besoin d’être consolé ?

– C’est ma fiancée, Génie des marguerites, elle est si belle et moi si pauvre ! Un pauvre petit rien du tout et je voudrais tant qu’elle m’aime toujours !

– Toujours ? Je ne sais pas dit le génie en montrant une fleur, mais je te promets l’amour de ta belle pour autant d’années que cette corole a de pétales.

Le jardinier cueillit une fleur, compta les pétales et hocha la tête.

Puis il prit à son revers, une longue épingle, et effilocha la corole.

Elle eut bientôt tant de pétales qu’il devint impossible de les compter.

Ainsi est né le chrysanthème …

Et n’oubliez pas que le chrysanthème est une fleur d’amour …

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Nous sommes à 15 jours de la Toussaint, je me démène déjà pour chercher les plus beaux chrysanthèmes qui iront embellir la tombe de ceux que j’aime.

Cette période est paradoxale pour moi, d’un côté j’adore la préparation et la décoration, de l’autre mon cœur est triste, enfin c’est aussi ça la vie.

je vous souhaite une bonne semaine.

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Mandrine

Published in: on 19 octobre 2015 at 10 h 55 min  Comments (10)  

LA DERNIERE FEUILLE D’AUTOMNE …

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 Dans le petit village de Ste Monique, tous les gens se tiennent par la main.

Ils partagent peines et joies.

On dit même de ce village qu’il est le village de l’Amitié avec un grand  A .

Un jour, plus merveilleux que tous les autres, le soleil dansait dans le ciel et le vent tout doux et tout léger, faisait valser les feuilles multicolores de l’automne.

La journée s’annonçait belle.

Malheureusement, une mauvaise nouvelle planait sur le petit village de Ste Monique, malgré le beau temps …

Catherine, la cadette de la famille Duclos, semblait, parait-il être atteinte d’une maladie mystérieuse !

Le Docteur pensif ne trouvait aucune solution au problème de la pauvre enfant, hélas !

Mathieu adorait sa petite sœur de quatre ans, et c’est avec beaucoup de chagrin qu’il la surveillait.

Les parents de Catherine étaient eux aussi très inquiets !!

Un jour, plus inquiets que jamais, ils firent venir le médecin à la maison, mais il semblait qu’il ne puisse trouver de solutions.

Il regardait Catherine et dit aux parents :

– Vous savez, chers amis, il me semble évident que votre fille ait une maladie très rare. Mais la médecine n’est pas encore au point pour trouver un remède efficace. Catherine partira bientôt, j’en ai peur. Je pense même qu’elle partira à la tombée de la dernière feuille d’automne !!

Les parents furent atterrés par cette nouvelle.

Mathieu avait tout entendu et se dit à lui-même :

– Catherine ne partira pas, je la sauverai.

Plus décidé que jamais, il courut dans la chambre de couture de sa maman, prit une grosse balle de laine et une grande aiguille.

Que va-t-il faire ???

Il sortit par la porte de derrière et se rendit tout près d’un très bel arbre.

– Oh ! dit-il, j’ai oublié l’escabeau !

Il se dépêcha d’aller le chercher, revint vers l’arbre, monta sur l’escabeau avec sa balle de laine et son aiguille …

Et voilà ce que l’amour de Mathieu lui avait suggéré.

Mais oui, attacher toutes les feuilles de tous les arbres.

De cette manière, les feuilles resteraient aux arbres et Catherine ne partirait pas.

Mathieu eut beau essayer, mais il y avait tant de feuilles, qu’il désespérait.

Tout à coup, la fée de l’Amour apparut, l’embrasse et lui dit :

– Mathieu, tu aimes tellement ta petite sœur que mon cœur en est tout attendri, tes parents sont merveilleux et je sais que tous les enfant rêveraient d’avoir des parents comme eux.

Alors la fée de l’Amour, de ses mains en forme de cœur, dessina une feuille d’automne magique.

– Celle- ci, vois tu, préservera les feuilles que tu as attaché avec tant d’amour.

Et ce fut vrai !

La feuille magique a laissé tomber toutes les feuilles sauf celles de l’arbre de Mathieu.

Et par le fait même,

Catherine fut sauvée miraculeusement.

Docteur et Spécialistes furent stupéfait !!

Les parents n’arrêtaient pas de pleurer de bonheur !

Et bien sûr les habitants de Ste Monique furent la fête !

Catherine reprit des couleurs, ses petites pommettes roses se dessinaient à nouveau, tout son petit corps reprit vie.

Elle dit de sa voix douce à Mathieu :

– Je pense que je suis sauvée.

– Oui, lui répondit Mathieu, la fée de l’Amour est venue me voir, mais chut je ne t’’en dit pas plus c’est une secret entre elle et moi.

A Ste Monique on parla pendant longtemps de la dernière feuille d’automne.

Et voilà ! La fin de l’histoire.

N’oubliez jamais que l’amour peut faire gagner bien des batailles.

Il suffit d’y croire aussi fort que Mathieu …

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Je vous souhaite une bonne journée d’Automne, une petit brume chez moi cache un peu le soleil mais je sais qu’il montrera son nez.

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 Mandrine

Published in: on 13 octobre 2015 at 10 h 31 min  Comments (8)  

LE MIROIR MAGIQUE

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 Un jour, dans un pays lointain et en des temps reculés, un jeune homme qui se promenait entre les étals d’un marché, remarqua une échoppe aux objets extraordinaires.

L’échoppe était rempli de bric et de broc, curiosités insolites !

Le jeune homme est fasciné.

A l’écart, il remarqua une pièce de velours riche qui recouvrait un objet plat et rond.

– Qu’y-a-t-il sous ce tissu demanda-t-il au marchand?

– Cela tient de la magie répondit celui-ci, approche je vais te montrer.

Avec infiniment de précaution, il souleva l’étoffe.

Le jeune homme découvrit alors une sorte de plateau dont la surface était jolie et brillante, d’une matière qu’il n’avait vue jusque là et qui lançait de curieux reflets.

Intrigué, il se pencha…

A sa grande surprise il reconnut à l’intérieur l’image de son père, mort depuis des années, tel qu’il était dans sa jeunesse.

Il se redressa brusquement, très ému, pensant qu’il avait une hallucination !

Puis ile regarda encore l’objet, et vit de nouveau son père, qui le dévisageait à son tour.

Bouleversé de revoir celui qu’il avait tant aimé, le jeune homme sourit et son père lui sourit aussi.

– Tu as raison, marchand, cet objet est magique, je te l’achète !!

– Cela s’appelle un miroir répondit l’autre, c’est un ustensile rare et précieux, sa valeur est immense.

– Qu’importe répondit le jeune homme excité, je te donne tout ce que je possède pour l’emporter, grâce à lui je pourrai revoir autant de fois que je le souhaite mon père bien aimé.

L’affaire fut conclue.

Une fois rentré chez lui, le jeune homme dissimula son trésor dans le grenier.

De temps à autre, il allait voir l’image de son père et restait de longues heures à la contempler.

Intriguée de ces moments d’isolements prolongés et répétés, sa femme profita un jour de son absence pour tenter de percer le secret de son étrange attitude.

Et dans le grenier soulevant la pièce de velours, elle découvrit le miroir et vit … une femme !

Son mari en aimait une autre !

A son retour, elle lui fit uns scène terrible.

Elle hurlait mille reproches.

Elle avait percé son secret, lui qu’elle aimait, se rendait coupable de la plus infâme des trahisons !!

– Pas du tout se défendit-il, c’est l’image de mon père que je vais contempler tous les jours, elle me remplit de bonheur !

– Menteur !! C’est une femme que tu vas voir …

La dispute prenait de l’ampleur.

Le mari proposa alors à son épouse de demander un avis extérieur pour les départager.

Il s’en fut au couvent voisin quérir une nonne afin de réclamer son arbitrage.

Celle ci vint et à son tour se pencha sur le miroir.

Elle releva la tête et conclut doctement :

– C’est une nonne !!!

Ainsi tout le malheur des hommes vient de ce qu’ils ne regardent pas le monde tel qu’il est, mais tel qu’ils le voient …

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Un petit conte philosophique pour terminer cette journée et semaine.

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je pense que le matin je lui dis ça aussi à mon cher miroir (rire)

Bonne soirée à vous

Bon début de semaine

avec toute ma tendresse et mon amitié

gros bisous

Mandrine

Published in: on 6 septembre 2015 at 19 h 21 min  Comments (5)  

L’ANE VERT (légende Toscane)

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 Il fut un temps, où les femmes devenues veuves, n’avaient pas le droit de se remarier, quel que soit leur âge !

Aucune n’osait enfreindre cette loi, et toutes celles à qui ce malheur était arrivé, menaient le reste de leur vie dans la solitude et la tristesse;

Une femme, toutefois, qui se retrouva dans cette triste condition, n’avait pas l’intention de rester veuve, elle était jeune, riche, belle et convoitée.

Décider de résoudre son problème, elle recourt au stratagème suivant !

Elle fit teindre son âne d’un beau vert émeraude et ordonna à son écuyer de traverser la ville en chevauchant l’animal, le jour du marché, aux heures les plus bondées.

L’écuyer obéit.

Une foule de gens se rassembla pour voir cette bête étrange.

Les uns posaient des questions, les autres faisaient des commentaires ou se moquaient.

Chacun avait son mot à dire, jusqu’à ce que l’âne retourne à son étable.

La semaine suivante, la veuve fit repeindre l’âne en vert et demanda à son écuyer de refaire le même parcours.

A nouveau les gens accoururent en disant :

– Mais qu’est ce cela veut dire ?? Qu’est ce qui se passe ?

Cependant, beaucoup de gens, qui avaient vu la chose la semaine précédente, continuèrent à vaquer à leurs affaires, sans se soucier de l’âne vert.

La troisième fois, il n’y avait plus que quelques enfants et certains curieux qui riaient devant l’âne.

Et les fois suivantes, plus personne …

L’âne vert traversait la cité sans que personne ne daigne lui jeter un regard.

 J’ai compris dit la veuve, quand elle vit l’issue de son expérience.

Je peux me remarier tranquillement.

Les gens en parleront tout au plus pendant un mois et quand ils auront pris l’habitude, ils prendront la chose normalement …

… et et je vivrai en paix.

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Bonne journée à vous,

espérons que le temps redevienne un peu plus joli, pas très chaud actuellement,

Bisous à vous

Mandrine

Published in: on 18 août 2015 at 8 h 43 min  Comments (5)  

LE SECRET DE LA GRENOUILLE

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 Il était une fois …

Une course de grenouilles …

Le défi était d’arriver en haut d’une grande tour …

Beaucoup de personnes se rassemblèrent pour les voir.

Mais ils ne croyaient pas possible que les grenouilles atteignent la cime et toutes les phrases que l’on entendit, furent de ce genre :

– Quelle peine !!! Elles n’y arriveront jamais !

Les grenouilles commencèrent à se résigner, elles n’y arriveront jamais, sauf une ! qui continua de grimper …

et les personnes continuaient de dire :

– Quelle peine !!! Elles n’y arriveront jamais !

Les unes après les autres, les grenouilles s’avouèrent vaincues, sauf toujours la même petite grenouille qui continuait à grimper.

A la fin toutes les grenouilles s’arrêtèrent, sauf la petite grenouille, qui seule et avec un énorme effort, rejoignit le haut de la tour.

Les autres voulurent savoir comment elle avait fait ??

Alors une de grenouilles s’approcha d’elle pour lui demander …

Devinez quoi ??

La petite grenouille était sourde !!!

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J’espère que cette petite histoire vous plaira, je vous souhaite une bonne semaine.

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 Mandrine

Published in: on 16 août 2015 at 18 h 44 min  Comments (5)